Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #enseignement tag

Philosophie versus Politique

Publié le par Philippe Le Bihan

Aussi bizarre que cela puisse paraître, je m'intéresse plus aux considérations d'ordre philosophiques qu'à la politique.

Philosopherfaire oeuvre de philosophie, n'est pas de l'ordre du débat à proprement parler mais bien plutôt d'une conversation cherchant à dégager sinon une vérité à tout le moins quelque chose qui soit raisonnable et qui s'approche de la vérité du fait de sa raisonnabilité, mettant chacun d'accord.

Alors que, comme le notaient déjà les philosophes grecs, la politique n'a que faire de la vérité, elle est gestion de la cité selon l'entendement du moment et non selon des valeurs d'ordre universel. D'où l'aphorisme grec de l'antiquité: «les mathématiques (une vérité) n'ont que faire des suffrages et les suffrages (la démocratie) n'a que faire de la vérité»!

Philosopher demande du temps, le temps du mûrissement de la réflexion qui s'oppose à l'esprit de répartie propre à la politique, s'étale sur parfois plusieurs jours voire mois et, également, demande un lieu propice s'opposant à la "philosophie" de comptoir (le bistrot): un cabinet, un bureau, un salon, un séminarium, etc.

Pourquoi je pense à cela? Car ce matin j'ai rencontré quelqu'un qui était content d'avoir eu l'idée du siècle (je ne sais pas de quelle idée il s'agit puisque j'ai refusé qu'il me l'explique pour son propre bien et le mien: il compte faire breveter) concernant les excès de vitesses dans certaines rues. Il m'a quitté peu après m'avoir avoué son ambition suprême (et c'est par là que je commencerai): «que Bruxelles soit la ville la plus sûre du monde»!

Donc commençons sur "la ville la plus sûre du monde".

Je trouve l'idée peu humaniste. Un humaniste aurait dit presque comme un pacifiste: «rendre le monde meilleur, plus vivable et avec moins de conflits». Car on ne peut isoler aucune ville du monde: tant qu'il y aura un conflit quelque part, alors il y aura un risque pour la sécurité des citoyens du monde entier partout ailleurs. La Syrie est le premier exemple qui me vient en tête.

Si je ne veux me laisser entraîner dans la pacification du monde et que je ne veux voir la dépendance de "ma" ville par rapport à la planète, alors on créera un ghetto pour très grands bourgeois.

En effet, il existe déjà beaucoup de "villes les plus sûres du monde". On en a beaucoup entendu parler aux USA, mais aussi maintenant au Brésil et un peu partout en Amérique Latine: ces villages privatisés encerclés par de gros murs et accessibles seulement à quelques portes blindées surveillées par cartes à puce, digicode et caméras.

On peut aimer Bruxelles, mais pas pour sa bière et ses frites seulement. Pour ses habitants aussi. Pas forcément tous, on ne demande pas d'aimer ceux qui n'aiment pas la Belgique mais à tout le moins tout individu fier de vivre en Belgique. Et alors on ne peut vouloir que Bruxelles se transforme en ville privatisée à l'américaine.

Ce n'est pas le seul exemple. Il existe une ville non privatisée la plus sûre au monde: Abou Dhabi (capitale des Émirats Arabes Unis). Personne n'y risque de se faire piquer quoi que ce soit, personne n'y risque aucune agression, les seules incivilités ne sont pas les graffitis mais les excès de vitesse commis en dehors de la ville sur les autoroutes.

Normal: on y est entre "gens biens", seuls les très haut bourgeois y vivent. À défaut d'y éradiquer la pauvreté on y a éradiqué les pauvres, les repoussant dans le désert.

Je ne pense pas non plus que des loyers à 20.000 € pour un flat et à 100.000 € pour un living + 1 chambre soit le rêve idéal pour Bruxelles (sauf dans la tête de quelques-uns).

Donc je ne peux vouloir, si j'aimes Bruxelles, que «Bruxelles soit la ville la plus sûre du monde» ni même «une des plus sûres du monde» mais bien plutôt «que de Bruxelles rayonne le respect d'autrui, des autres civilisations, des autres classes sociales, la préoccupation carritative et ce dans le monde entier afin que le monde devienne meilleur»!

Et c'est ainsi seulement que toutes les villes et villages du monde entier seront les plus sûrs.

Bon finalement sur le premier aspect j'épiloguerai pas...

Voir les commentaires

Nécessité d'une Nouvelle Andalousie

Publié le par Philippe Le Bihan

Certains me connaissent comme royaliste. Si je suis royaliste c’est parce que peut-être né en Belgique mais c’est surtout par la nécessité que je ressens du devoir de la plus haute fonction de l’État de n’être point un dirigeant unique et absolu mais bien plutôt d’être un arbitre entre les intérêts de la nation (le peuple) et les intérêts ou volontés du gouvernement. Or a-t-on déjà vu un arbitre appartenir à un des camps en jeu ? Non ! D’où mon rejet de la république.

Certains me connaissent comme musicien (ah « l’artist’ ») et DJ amateur. En ce qui concerne ce dernier cas, je vois de plus en plus fréquemment des DJs se prendre en photo en position de Yoga. Sans doute une mode très Côte Ouest venue de Californie via Cher (chic et cher). Dès lors je ne vois pas pourquoi je cacherai mon terreau spirituel et culturel de base. Oui j’aime la musique électronique, et oui je suis chrétien. Oui j’aime écouter des mixes géniaux de supers DJs venus de partout, hommes comme femmes, mais non je ne bois pas d’alcool ou alors très rarement et encore que 2x25cl pas plus.

Certains me connaissent comme essayiste et pénible « écrivaillon » et donc doivent savoir à quel point je tiens au respect des opinions, opinions qui doivent avoir le droit de s’exprimer. Ce qui me fait lever chaque fois qu’on essaie de taire un courant de pensée, fut-ce sous le moule très bien-pensant mais très mal pensé de la laïcité moderne ; une laïcité républicaine non-universelle puisqu’il existe d’autres modèles de laïcité.

D’où la nécessité de faire de l’Europe une Nouvelle Andalousie, ce qui ne peut se faire qu’en affirmant notre identité primitive chrétienne tant il est vrai que l’on voit mal comment quelqu’un qui ne connaît pas voire déteste sa propre culture et sa propre histoire d’évolution culturelle saurait apprécier celles d’étrangers venus d’ailleurs sans vouloir aussitôt les saucer à l’occidentale comme on fit de l’hindouisme et du bouddhisme…

D’où cette vidéo-témoignage.

Voir les commentaires

De la lecture en diagonale...

Publié le par Philippe Le Bihan

Je me suis toujours insurgé et m’insurgerai toujours contre la lecture en diagonale. Vous savez, cette méthode de lecture qu’on apprend à l’entrée en Université et qui est censée vous faire gagner du temps dans vos lourdes études ?

Méthode qui, après les études, est devenue une habitude qu’on finira par appliquer au quotidien. Tels ces moyens et hauts fonctionnaires d’administration, de cabinets, d’université. Ah oui, parce que toi, con d’étudiant, tu croyais vraiment que le professeur qui t’a donné une note a lu en entier ton travail de fin d’études, ta thèse de deux à trois cent pages fois la centaine d’étudiants dont il doit évaluer le travail ? Bien sûr que non, il a pratiqué cette mystérieuse « lecture en diagonale », c’est-à-dire finalement qu’il n’a lu que 10 à 15% (dans le meilleur des cas) de ton travail.

Alors, quand il s’agit d’un travail extrêmement dilué par moult citations, références, considérations hors sujet, à la limite ça peut ne pas vraiment nuire à la compréhension globale de l’essai. Mais je me rappelle d’un exercice pratiqué en année avant le BAC en cours de français. Il s’agissait de résumer un roman en dix lignes, puis en de moins en moins de lignes, jusqu’à une seule ligne. À cet exercice je me suis ramassé un dix sur dix !

Bref cela explique peut-être pourquoi mes essais vendus sur Amazon à ma page auteur https://www.amazon.fr/-/e/B00JB48AOY ne dépassent pas les 15 pages (ce qui au prix de 0,99 € est honnête pour quatre minutes au minimum de lecture ; c’est le standard iTunes pour la musique).

Ce que je veux dire ? Vous imaginez un étudiant exécutant son travail de fin d’études sans y placer d’anecdotes certes piquantes mais non essentielles, n’y plaçant que des contextualisations importantes à l’illustration des arguments, bref n’y plaçant que le strict nécessaire. Si son con de prof lit en diagonale, comme il en a tant l’habitude, cela signifie que seul 10 à 15% du texte sera lu, donc que 85 à 90% des contextualisations et des arguments, voire même de la conclusion et de la logique qui y a menée, seront totalement perdus, non lus.

Un bon travail est un travail qu’on ne saurait lire en diagonale, car il ne contient que de l’essentiel. Et malheureusement un tel travail sera mal noté, justement à cause de la lecture en diagonale qui fait perdre au fonctionnaire professeur 85 à 90% du contenu et lui fera noter en rouge : « votre travail manque d’arguments, il n’a ni début ni conclusion ! »

Voir les commentaires