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Les nouveaux sophistes suivi de la religion marxiste

Publié le par Philippe Le Bihan

Je reviens ici sur un article précédent (le premier publié ici) concernant l'approche et la praxis de la gestion démocratique de la Cité par les hommes et femmes politiques contemporains.

La pratique de la politique ne consiste malheureusement pas à chercher raison ou vérité mais bien plutôt à avoir raison avec ou sans vérité. Ce qui relève de l'école des Sophistes: apprendre à tenir un discours, avec ou sans argumentation, visant à convaincre non par sa véracité mais par sa force, son aura, son charisme. Je ne le dirai jamais assez: méfiez-vous de ceux qui ont du charisme!

Bien naïvement André Comte-Sponville (cf. La Philosophie aux PUF Que sais-je? n°3728) décrète qu'il n'est rien resté des sophistes. C'est être aveugle et sourd à la manière dont sont menés les débats politiques tant dans les médias que dans l'Hémicycle. Certes pour le philosophe, le sophisme est un non-sens, un non-raisonnement, donc forcément une non-philosophie. Mais pour le politicien c'est un Art obligé.

Car comme le notait déjà Socrate, repris par André Comte-Sponville, "le modèle mathématique (une vérité qui n'a que faire des suffrages) s'oppose au modèle démocratique (des suffrages qui n'ont que faire de la vérité)"!

Je ne vais pas reprendre ici les arguments de mon premier article, simplement je tenais à y apporter ces précisions.

Par ailleurs le monde politique occidental qui voulait "séparer Eglise et Etat", certes le fit mais remplaça le dogme catholique par d'autres dogmes, les idéologies politiques qui sont élévées au rang du sacré (cf. Le Sacré aux PUF Que sais-je? n°1912) et comme tout sacré s'accompagnent de rites, d'une liturgie, de mythes fondateurs.

Ainsi le marxisme que je considère personnellement comme une religion à part entière. Elle détient une Vérité révélée, bien que se réclamant de l'historicité matérialiste, qui se définissant comme "la Fin de l'Histoire" ne peut que rejeter toute autre religion déjà instituée ou à venir.

Le marxisme possède son Livre Sacré (Le Capital), sa hiérarchie ecclésiastique (les membres du bureau politique du Parti et du secrétariat), sa liturgie (la codification des réunions des membres et militants et leur déroulement), ses mythes fondateurs (Lénine, le Che, etc.) et ses rites de passage (la manifestation permettant de passer du statut de profane à celui d'apprenti-militant et l'arrestation par la police d'apprenti-militant à militant-confirmé, pour la hiérarchie pensante les étapes sont très différentes mais l'organisation -et non la participation- d'une manifestation en fait partie et l'arrestation est à évite).

Et comme tout dogme: "cela ne se discute pas"!

Enfin bref, je voudrais finir cet article en partageant un fichier sous deux formats (.doc et .pdf) au contenu identique, Les Communs, un court essai de 10 pages A5 (5 pages A4) que j'ai écrit en 2009 et qui reste d'actualité.

 

Fichier .doc

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